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Autainville
 Les sabotiers
Le sabot de bois aujourd'hui ne se porte plus. C'était une chaussure chaude, saine et sèche.

Le Tsar de Russie Nicolas II ne s'y était pas trompé lorsque, débarquant en Bretagne vers 1896 et regardant les pieds chaussés de bois de la population qui l' accueillait, s’était écrié: « Ah si mon peuple connaissait cela ».

Le sabot fabriqué par les artisans de la commune, taillé, creusé, paré, s'appelait sabot à trois façons. Sa forme variait essentiellement avec les régions. Le nez pouvait être à bout large, pointu ou à bec de canard.

La fabrication des sabots comportait diverses opérations : le sciage des grumes en billes, la fente des billes pour la fabrication des quartiers, la taille, la creuse, le parage, le séchage, le vernissage ou noircissage (vernis couleur ou noir à sabots, à base de cire d'abeille)

Les artisans pouvaient produire plusieurs types de sabots : le sabot à garnir ou à coussins, qui comportaient une bride de cuir, le sabot découvert, de couverture variable de 1 à 3 pouces de couverture, exclusivement réservé aux femmes, le sabot à bottes ou tout bois.

Comme matière première, on utilisait d'abord les bois locaux : noyer (des cours de ferme), le frêne, l'orme, le bouleau, le charme qui faisait un beau sabot de femme.

A Autainville, deux sabotiers exerçaient leur art et chaussaient grands et petits de la commune.