Au début du XX siècle, Autainville était un village très actif. On y trouvait sur place tous les commerces, où presque, et artisans nécessaires au bon déroulement des activités de chacun.
On trouvait, sur le bourg d'Autainville :
- 2 cafés-hôtel-restaurant et 2 cafés débit de boisson,
- 3 épiceries,
- 1 boulangerie,
- 1 lingère,
- 1 magasin de cycles et machines à coudre,
- 1 épicerie à Laleu.
L'artisanat était également bien représenté puisqu'on pouvait y rencontrer :
- 2 charrons,
- 2 menuisiers,
- 2 maréchaux,
- 2 sabotiers,
- 2 charpentiers,
- 1 bourrelier-matelassier.
Vallières n'était pas mal desservi non plus puisqu'on y trouvait:
- 2 cafés débit de boisson, dont l'un faisait épicerie,
- 1 menuisier,
- 2 maréchaux,
- 2 entreprises de battage.
- Un peu plus tard, 1 commerce de radios télévisions.
Tous ces petits commerces et artisans survécurent jusqu'aux environs des années 1940-1950.
La boulangerie a été démolie pour agrandir le carrefour de la rue de le Mesle.
Avec l'arrivée des tracteurs, le bourrelier se retrouva sans travail ; il a occupé les quelques années qui le séparaient de la retraite à coudre des ballons de football.
Les sabotiers ont cessé leur activité avec l'arrivée des chaussures en cuir.
Les épiceries n'ont pas survécu à l'apparition des supermarchés sauf «Marthe» qui, jusqu'à ce que ses forces l'abandonnent, à 92 ans passés, a du à contre- cœur jeter l'éponge. Ouverte tous les jours, même le dimanche, dans une maison sans confort, elle a servi des bonbons à plusieurs générations de gamins. Sa porte était toujours ouverte si l'on se trouvait en « panne » d'huile ou de café. Je me souviens où tout gamin ma mère m'envoyait en course, à cette époque Marthe tirait l'huile et le vinaigre au fut, elle pesait même l'huile car on ne prenait pas toujours un litre complet. Elle pesait également le sucre, le café, le sel. Bien souvent en récompense elle nous donnait un « coquelicot » (bonbon rouge au sure). A Noël elle mettait des boites de chocolat en vitrine mais aussi des petits jouets avec des guirlandes dorées ou argentées. Comme je trouvais tout cela joli, moi qui n'étais jamais allé en ville ! Maintenant la petite épicerie est fermée. Mais le souvenir de Marthe demeure : c'est un bel exemple de courage et d'abnégation.
Comme artisans, les enfants des 2 maréchaux se sont reconvertis dans la plomberie et l'électricité. 1 charpentier avec plusieurs compagnons continue d'entretenir nos toitures, 1 scierie fonctionne rue de Citeaux.
Souhaitons que, si la démographie est suffisante, un nouveau commerce voit le jour, mais ceci est bien aléatoire.